Hier, mon coloc’ a appris que si on met un oreiller en plumes dans une machine à laver, l’oreiller explose et disperse ses milliers de plumes dans le tambour (et potentiellement dans l’évacuation).
Aujourd’hui, il a appris que si on essaie d’évacuer les 3 kgs de plumes par la douche, ça bouche les conduits.
Je suis assez contente qu’il retourne travailler demain.
Tout à l’heure, alors que je vidais la machine à laver (que j’avais bourrée jusque la gueule afin de ne plus avoir aucune place pour un de ses caleçons qui tient debout tout seul), mon coloc m’a dit, depuis son matelas gonflable : "je vais chercher à manger, tu veux que je te ramène quelque chose ?".
J’ai dis non (c’était pas tout à fait vrai, mais j’avais pas envie de devoir lui dire merci).
Et ben heureusement, parce que ça fait maintenant 2h, et qu’il ne s’est toujours pas levé (en y repensant, ça fait d’ailleurs plus d’une semaine que je ne l’ai pas vu autrement que dans la position allongée)
(je deviens aigrie)
Tout à l’heure, on m’a suggéré d’ouvrir un blog sur le thème : "ma vie en colocation avec une larve en déprime post-rupture". L’idée est drôle, mais je vais pas le faire, je peux très bien en parler ici. Et je crois qu’il faut vraiment que j’en parle, parce que si à l’appart’, les conversations (monologues ?) bouclent sur "mon ex", je risque à l’extérieur de boucler sur "coloc" (d’où peut-être la suggestion, quand on y pense [1]).
C’est ma première expérience de la colocation, et je ne maîtrise encore pas toutes les règles. Mais quand même je me pose des questions. Par exemple : est-ce normal de ne pas sortir de serviette de toilette et de brosse à dents 3 jours après être revenu de vacances ?
[1] j’pourrais lui proposer d’ouvrir un blog, en fait
Y’en a qui lisent les Rambach dans l’avion ou Cy Jung dans le train (et qui draguent en appuyant des regards en même temps, chapeau). Moi, dans le RER, je lis Susanna Moore ("Adieu ma grande", c’est très très bien - en revanche, je drague pas et je n’appuie aucun regard, j’ai en général déjà un peu du mal à ouvrir les yeux). Dans ce bouquin, y’a une nana, en taule, qui passe son temps à tout mesurer. Et comme dans une cellule, y’a pas grand chose, elle en arrive à mesurer ses orteils.
Bref.
Constats du jour :
Mon bureau mesure bel et bien 140 cm de long. Même après avoir vérifié 15 fois, ça ne change pas. C’est presque touchant, cette stabilité imperturbable.
Ma commode mesure 50 cm de large. Et ça m’arrange pas des masses.
Mettre un meuble derrière une porte entrave lourdement la liberté de circulation (je le savais avant aujourd’hui, hein, j’ai pas essayé. Mais ça aurait été chouette qu’il en soit autrement.)
Pendant que j’y étais, j’ai mesuré la pile de papiers "à classer" : elle dépasse les 20 cms (c’est beaucoup, non ?)
Je me la joue à chier sur la société de consommation, n’empêche que j’en ai beaucoup, des choses consommables. Comment c’est possible d’avoir autant de pompes et de t-shirts ? (Oui, mais le rose avec le S de SuperMat en paillettes acheté dimanche, il est quand même trop bien)
Tout ça pour dire que j’ai bien fait de beaucoup jouer à Tétris dans mon jeune age (d’ailleurs, ça n’a rien à voir, mais vous saviez qu’il y a un remake de Pacman dans Facebook ? Et ben j’suis nulle. Mais j’ai pas eu beaucoup le temps de m’entrainer aujourd’hui, j’avais des mesures à prendre et de la poussière à déplacer)
Si je veux, je peux mettre tous mes meubles et mes trucs dans ma chambre. J’ai jusqu’à lundi pour apprendre à marcher au plafond.
Et je suis à la recherche d’une perceuse à percussion (et j’veux bien la bricoleuse qui va avec …)
Après avoit fait chier mon monde avec mes histoires de déménagement, de préavis, de recherche de coloc’, tout ça, j’ai finalement décidé de ne PAS déménager, et puis on verra bien.
Ce qui veut dire que :
la coloc impec bien dont j’ai parlé là est à nouveau à la recherche de quelqu’une pour partager son appart … Donc, si ça vous branche, contactez moi, je transmettrai …
contrairement à ce que j’ai dis là je ne vends plus ma machine à laver et mon chouette appart n’est plus à louer.
La suite des avantures quand j’aurais à nouveau changé d’avis
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Une gouine geek bibliothécaire, parisienne un peu à l’ouest, qui aime bien bidouiller des sites pour l’internet et parfois écrire des trucs.
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