Ca a failli mal commencer, avec le sale plan posé par le Salon sur Rue [1], et puis non finalement, parce que ça fait toujours du bien de boire des bières avec les copines et de voir Last Na2t mixer (trop court mais bon quand même)
Ca a failli mal se poursuivre, parce que je sentais pas trop le plan "marche sous la pluie", et puis non finalement, parce que parfois, y’a presque eu du soleil.
_ Et puis parce que j’ai bien aimé que nATh (oui, encore une) m’offre un lapin en cuir de la mort qui tue pour s’excuser du lapin de la dernière fois et de coller avec elle les slogans sur le char de l’asso LesBienNées. Et puis revoir Céline, toutes ces années plus tard - ouais, je sais, je t’ai un peu plantée en fait, mais le char démarrait ! Rencontrer toutes ces nouvelles moufs, que je ne connaissais jusqu’à maintenant que par mails interposés.
Réussir à pas m’occuper des bisbilles politiques de dernières minutes - et du chantage ridicule de la Ville de Nancy …
Danser dans la benne et même pas me péter la gueule malgré les pavés. L’envahissement spontané du char par une horde de nanas en furie - woahou, je n’ai pas compris comment on pouvait crier aussi fort et aussi longtemps. Passer "Nettoyage au kärcher" de Keny Arkana à donf’ dans la rue St Nicolas - et puis toute la musique que j’aime. Les filles devant dessus derrière, les sourires, les sauts, les fleurs, les baisers, les slogans, les sifflets.
L’arrivée en cours de Marche de mes potes qui revenaient tout droit de Belgique - c’est un beau jour pour mettre un bébé en route. Voir enfin en vrai les grands yeux du petit Fali (oui, je sais, je suis sensée en avoir rien à foutre des gamins, mais parfois si en fait).
La tournée bar/resto/bar/bar le soir, revoir des têtes, encore, échanger quelques mots et des numéros de téléphone, encore. Presque oublier que le Coct’au Bar n’existe plus - et apprendre au détour d’une conversation que la Sof’ s’est lancée dans la restauration de nains de jardin (j’veux l’article !!!)
Encore bravo et merci à Dan et à toutes les autres : cette 7ème Marche des Fiertés LGBT de Lorraine, vous l’avez assurée à mort. Il parait qu’on était 1500, ce jour là, dans les rues, à ne pas baisser les yeux.
J’ai moins aimé le lendemain, quand je me suis rendue compte, à nouveau, que je n’avais plus toute ma folle jeunesse et que je n’ai pas réussi à émerger de la journée. Semaine intense et bonne. C’est la fin des vacances et j’en reprendrais bien une pour me reposer maintenant.
[1] oui, ça m’énèrve, alors je balance
Je prends le parti des pirates.
Ils sont, nous sommes, des millions, en France, chaque jour à échanger des oeuvres : des tubes, des films à la mode, mais aussi des films et des disques rares, introuvables, des œuvres oubliées ou « tombées » dans le domaine public.
Ces pratiques sont là pour durer. Elles sont inscrites dans la révolution numérique.
Les tentatives d’interdire les échanges sur Internet - par l’intimidation ou par le filtrage - sont vaines.
Leur coût en termes de libertés publiques est inacceptable.
Cantonnées dans la clandestinité, ces pratiques de partage ne donnent pas, il est vrai, le meilleur d’elles-mêmes.
C’est au grand jour qu’elles révéleront toutes leurs potentialités.
Il est grand temps de reconnaître ces pratiques. De cesser cette guerre contre le public et la jeunesse.
En attendant ce jour, je prends le parti des pirates.
Je déclare que je suis l’une d’entre-eux.
Je déclare avoir consommé, remixé ou diffusé des œuvres culturelles.
Alors, pour eux je suis une pirate.
Le groupe lorrain de l’appel des appels tiendra sa première réunion publique :
Mercredi 1er avril (ce n’est pas un poisson d’avril) - 19h
Amphi G09 (bâtiment G, côté place G. de Bouillon), campus Lettres à Nancy
Un premier temps de la réunion sera consacré à la présentation de l’état de la situation par domaine (soin, travail social, justice, éducation, recherche, information, culture). Un second temps nous permettra d’échanger sur les actions que le groupe lorrain de l’appel des appels pourrait porter.
Nous, professionnels du soin, du travail social, de la justice, de l’éducation, de la recherche, de l’information, de la culture et de tous les secteurs dédiés au bien public, avons décidé de nous constituer en collectif national pour résister à la destruction volontaire et systématique de tout ce qui tisse le lien social.
Réunis sous le nom d’Appel des appels, nous affirmons la nécessité de nous réapproprier une liberté de parole et de pensée bafouée par une société du mépris.
Face à une idéologie oppressive qui promeut le culte de l’argent et la peur de l’autre, Face à la souffrance sociale que cette idéologie génère, Face à la multiplication de prétendues réformes aux conséquences désastreuses, Face au saccage de nos missions et de nos pratiques professionnelles, Face à la promotion du prêt-à-penser et de procédures managériales et sécuritaires, Face à la désignation à la vindicte collective de citoyens toujours plus nombreux, Face à l’abandon progressif des plus fragiles parmi nous…
Nous entendons lutter contre toute politique qui liquide les principes de droit et les valeurs de notre démocratie, issus des Lumières et du Conseil National de la Résistance.
Avec tous ceux et celles qui nous rejoignent, nous nous engageons à :
. faire le lien entre toutes les réflexions, les initiatives et les mobilisations dans l’esprit de notre appel et les amplifier ;
. constituer un espace public de vigilance vers lequel remonteront les analyses et propositions de professionnels et de citoyens ;
. relayer, par nos comités locaux, notre site Internet et nos actions une parole qui échappe aux processus de normalisation, afin de promouvoir une éthique citoyenne, fondée sur le respect de la dignité humaine comme des libertés publiques et individuelles ;
. construire, en liaison avec les associations et les partenaires qui le souhaitent, un espace d’analyse des politiques fondées sur le culte de la performance et de la norme dont les corollaires sont la peur, l’exclusion, voire l’élimination ;
. donner le plus grand retentissement à tous ceux qui organisent une résistance responsable et non violente aux politiques en cours ;
. soutenir et multiplier les actions visant à dénoncer et combattre les dispositifs de servitude, les atteintes aux libertés fondamentales et la dénaturation de nos métiers ;
. exiger des instances constituées — partis politiques, syndicats, pouvoirs publics — qu’elles s’opposent, par des réponses adaptées, à la démolition des valeurs pour lesquelles nous nous battons.
Décidés à combattre une idéologie de la norme et de la performance qui exige notre soumission et augure d’une civilisation inique et destructrice de l’humain, nous voulons réinventer une société de libertés, de droits, de justice et d’hospitalité.
Collectif national de l’Appel des appels — 24 février 2009
CONTACT : Groupe lorrain de l’appel des appels :
appeldesappelsnancy@gmail.com
Une gouine geek bibliothécaire, parisienne un peu à l’ouest, qui aime bien bidouiller des sites pour l’internet et parfois écrire des trucs.
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