A force de tirer sur la corde et d’abuser de mon corps, celui-ci vient de se rebeller. "Hop hop hop on se calme", et clac, pour m’en persuader, il ouvre ses portes à un gentil virus, du doux nom Virus Epstein-Barr (aka VEB)
Bref, mon corps est aussi cohérent que moi : pour me faire comprendre qu’il serait temps d’être adulte et responsable, il me colle une mononucléose, maladie des ados par excellence.
Résumé des jours précédents :
Encouragée par ton entourage qui t’a rappelé que quand on se sent pas bien, on peut aller voir un médecin, tu te rend dans un labo avec ta petite feuille de prescription de prélèvements et divers analyses digne d’un épisode d’Urgences (NFS chimie iono tout ça) histoire de confirmer le diagnostic (et de vérifier que oui, cet état de faiblesse a permis l’entrée d’autres saloperies). Après avoir dormi un peu dans le RER, tu somnoles dans la salle d’attente avant de te faire pomper des litres de sang. Tu t’assoupis ensuite dans le RER qui te mène au travail. Là, tu te concentre fort pour avoir l’air concentrée lorsque tes collègues te parlent, ce qui fait que tu ne peux pas en plus comprendre ce qu’ils te disent et tu regardes très fort ton écran en te demandant ce que tu es sensée en faire. Devant tant d’efficacité, tu te décides à aller ranger quelques livres. Mais un à la fois, sinon c’est trop fatigant.
Enfin chez toi, tu te dis que 20h est une bonne heure pour s’endormir.
14h plus tard, tu te réveilles faiche et dispose. Tu le lèves, prépare le café, check tes mails et fais deux ou trois parties de biotronic. Après le second café, tu décides que toute cette activité est décidémment épuisante et tu te recolles sous la couette. L’émission de télé que tu as devant les yeux est trop nulle, tu décides de dormir un peu afin de trouver la force de chercher la télécommande. Pendant ce temps là, tes potes t’envoies des messages sur MSN et par SMS, qui ne demandent pas "ça va ?", mais "tu dors ?", messages auxquels bien entendu tu ne réponds pas, parce que oui, tu dors. Deux heures plus tard, tu réussis quand même à virer Sous le soleil, faut pas abuser, mais pas encore à te lever pour glisser X-Files dans le lecteur DVD (et puis en plus, ça va bien comme ça les histoires de corps étrangers)
A 21h, tu te dis que quand même, ça pourrait être pas mal de prendre une douche et de manger un peu. Sortie de la salle de bain, un mal de ventre horrible te surprends et t’empêche d’aller jusque la cuisine. Et en plus tu paniques. Parce que dans la vie, y’a trois choses à ne jamais lire :
la composition des bonbons Haribo (et des rillettes du simply market)
la liste des effets secondaires des médicaments
et les sites internet qui parlent des maladies que tu as (ou que tu penses avoir).
Or, tu as justement lu sur un site que la mononucléose peut provoquer l’éclatement de la rate et qu’il faut donc éviter toute suractivité. Alors tu retournes te coucher.
Et ainsi de suite.
Maintenant, vous m’excuserez, c’est l’heure de ma sieste.






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