Parce que non, nous ne faisons pas la gueule, on a juste pas envie de lui sourire. Parce que non, nous ne sommes pas moches, on a juste pas envie de lui plaire. Parce que c’est bon, mais douloureux, mais épuisant, mais courageux d’emmerder les convenances.
Parce que la violence au quotidien, dans ses propos, dans ses attitudes dans ses habitudes. Parce ses blagues « juste pour rire » qui ne m’ont jamais fait rire me donnent juste envie de cogner maintenant. Parce que c’est du sapage, jour après jour, et qu’il ne rend même pas compte. Parce que parfois, qu’il ferme juste sa gueule et se regarde un peu, du haut de la suffisance que lui offrent ses flasques couilles.
Parce que les pleurs, qui jaillissent au creux de mes bras, même lorsque en surface tout va bien.
Parce le viol, les viols – et qu’il faut le dire, ce mot là.
Parce que l’assignation à domicile, parce que l’assignation au rôle, à la place, au moule, à la contenance qu’il attend de nous.
Parce qu’il gagne quand celle là dit qu’à son age, elle a de la chance d’avoir trouvé un homme, qu’elle n’a pas à se plaindre qu’il lui interdise de vivre ses envies.
Parce qu’il gagne lorsque suivant ses préceptes et ses fantasmes et ses normes, elle déforme son corps, elle cache son corps, elle exhibe son corps, elle modèle son corps.
Parce qu’il gagne quand celle là dit que cette fille, avec ses yeux, elle cherche bien les emmerdes qu’elle trouve.
Parce qu’il gagne quand elle a honte de la camionneuse, de la pute, de la femme à barbe, de la féministe qui ouvre grand sa gueule.
Parce qu’il gagne quand tu te sens sale.
mais un peu énervée quand même

Nous venons d’apprendre avec horreur et colère l’agression dont a été victime hier l’auteure et comédienne féministe d’origine algérienne, Rayhana, qui se rendait à la maison des Metallos où se joue sa pièce : « A mon âge, je me cache encore pour fumer ! ».
La comédienne aurait été aspergée d’essence et ses « agresseurs lui ont ensuite jeté une cigarette au visage, fort heureusement sans enflammer la jeune femme… L’agression physique s’est doublée d’une agression verbale qui laisse peu de doutes sur le lien existant entre cette tentative d’homicide et les représentations en cours qui se poursuivront jusqu’à la fin » (déclaration de ses proches).
La Coordination Française de la Marche Mondiale des Femmes condamne cet acte
intolérable de violence et apporte tout son soutien a Rayhana, aux comédiennes de la pièce et à la Maison des Métallos.
Elle invite toutes celles et tous ceux qui soutiennent la liberté d’expression et se battent contre les violences faites aux femmes à se rendre aux prochaines représentations de sa pièce.
Tant que toutes les femmes ne seront pas libres, nous resterons en marche !
Coordination Française Marche Mondiale des Femmes, 25/27 rue des Envierges, 75020 Paris ; Tel : 0144621204 ou 06806 9525, mail : marchfem@rezisti.org ; site : www.mmf-France.fr
12 janvier 2010 à 11h00, par
Outing outrancier, démontage du mythe inexistant du sex-appeal de la bibliothécaire, expression libre à vocation thérapeutique, bouffées délirantes suite à l’absorption massive de légumes verts, suicide social ou célébration de dix-sept années passée seule derrière une porte à plier des feuilles ???
En réalité, je ne sais pas trop ce que c’est que ce truc …
A force de tirer sur la corde et d’abuser de mon corps, celui-ci vient de se rebeller. "Hop hop hop on se calme", et clac, pour m’en persuader, il ouvre ses portes à un gentil virus, du doux nom Virus Epstein-Barr (aka VEB)
Bref, mon corps est aussi cohérent que moi : pour me faire comprendre qu’il serait temps d’être adulte et responsable, il me colle une mononucléose, maladie des ados par excellence.
Résumé des jours précédents :
Encouragée par ton entourage qui t’a rappelé que quand on se sent pas bien, on peut aller voir un médecin, tu te rend dans un labo avec ta petite feuille de prescription de prélèvements et divers analyses digne d’un épisode d’Urgences (NFS chimie iono tout ça) histoire de confirmer le diagnostic (et de vérifier que oui, cet état de faiblesse a permis l’entrée d’autres saloperies). Après avoir dormi un peu dans le RER, tu somnoles dans la salle d’attente avant de te faire pomper des litres de sang. Tu t’assoupis ensuite dans le RER qui te mène au travail. Là, tu te concentre fort pour avoir l’air concentrée lorsque tes collègues te parlent, ce qui fait que tu ne peux pas en plus comprendre ce qu’ils te disent et tu regardes très fort ton écran en te demandant ce que tu es sensée en faire. Devant tant d’efficacité, tu te décides à aller ranger quelques livres. Mais un à la fois, sinon c’est trop fatigant.
Enfin chez toi, tu te dis que 20h est une bonne heure pour s’endormir.
14h plus tard, tu te réveilles faiche et dispose. Tu le lèves, prépare le café, check tes mails et fais deux ou trois parties de biotronic. Après le second café, tu décides que toute cette activité est décidémment épuisante et tu te recolles sous la couette. L’émission de télé que tu as devant les yeux est trop nulle, tu décides de dormir un peu afin de trouver la force de chercher la télécommande. Pendant ce temps là, tes potes t’envoies des messages sur MSN et par SMS, qui ne demandent pas "ça va ?", mais "tu dors ?", messages auxquels bien entendu tu ne réponds pas, parce que oui, tu dors. Deux heures plus tard, tu réussis quand même à virer Sous le soleil, faut pas abuser, mais pas encore à te lever pour glisser X-Files dans le lecteur DVD (et puis en plus, ça va bien comme ça les histoires de corps étrangers)
A 21h, tu te dis que quand même, ça pourrait être pas mal de prendre une douche et de manger un peu. Sortie de la salle de bain, un mal de ventre horrible te surprends et t’empêche d’aller jusque la cuisine. Et en plus tu paniques. Parce que dans la vie, y’a trois choses à ne jamais lire :
la composition des bonbons Haribo (et des rillettes du simply market)
la liste des effets secondaires des médicaments
et les sites internet qui parlent des maladies que tu as (ou que tu penses avoir).
Or, tu as justement lu sur un site que la mononucléose peut provoquer l’éclatement de la rate et qu’il faut donc éviter toute suractivité. Alors tu retournes te coucher.
Et ainsi de suite.
Maintenant, vous m’excuserez, c’est l’heure de ma sieste.
Gémeaux ascendant Poissons
Deux signes doubles pour vous tout seul. Et l’on s’étonnera que vous ayez du mal à y retrouver votre latin. Avec toutefois, pour se repérer dans ce beau fouillis, quelques points communs. D’abord, une imagination fabuleuse qui se nourrit aussi bien d’une parole attrapée à l’arraché que d’un non-dit. Voire du silence. Ensuite, la conviction que tout est relatif, fluctuant, et qu’entre la réalité et le rêve, la vérité et le mensonge, la ligne de démarcation est bien ténue. Au point que vous-même, vous aurez souvent du mal à la distinguer. Dans le meilleur des cas, cela vous donnera une infinie tolérance qui pourra être mise à contribution dans des emplois sociaux. Dans le pire, une mythomanie galopante confinant parfois à la malhonnêteté. Sans oublier votre goût naturel pour l’esquive qui pourrait faire de vous un redoutable fugueur. A moins que vous ne souffriez d’absences, même lorsque votre présence physique ne saurait être discutée.
Comme tous ceux dont le Signe Solaire et le Signe Ascendant se trouvent en position de carré (aspect conflictuel), vous luttez souvent contre vous-même, ce qui engendre généralement un sentiment de culpabilité.
Entre l’intellect des Gémeaux et l’intuition des Poissons, vous ne savez pas très bien par quel bout aborder la vie. Rêveur, influençable, vous avancez au "radar", vous dites "peut-être" ou "à quoi bon", vous réservez toujours votre réponse. Certains se plaindront d’avancer en votre compagnie sur des sables mouvants et de s’y enliser tandis que vous défiez les lois de la pesanteur, évanescent dans un voile de gaze.
Les certitudes : une seule à votre actif, rien n’est jamais certain. Bon, admettons ! La ponctualité : avez-vous même déjà vu une montre de votre vie ?
Les engagements professionnels et/ou affectifs : pour une heure ou pour une vie ? Quelle importance cela peut-il avoir au regard de l’éternité ?
Reconnaissez qu’il y a tout de même de quoi s’arracher les cheveux. Pourtant, lorsque vous mettrez votre inspiration au service d’un enseignement, d’un commerce ou d’un art, vous ne serez pas loin de réaliser des miracles. Tant votre réceptivité avoisine la médiumnité !
Hier, mon coloc’ a appris que si on met un oreiller en plumes dans une machine à laver, l’oreiller explose et disperse ses milliers de plumes dans le tambour (et potentiellement dans l’évacuation).
Aujourd’hui, il a appris que si on essaie d’évacuer les 3 kgs de plumes par la douche, ça bouche les conduits.
Je suis assez contente qu’il retourne travailler demain.
Mercredi, c’est férié. Ca veut dire que mardi, on peut aller boire des coups tranquille. Et ça tombe bien, parce que les copines de Foleffet, le blog d’à côté, un peu plus à gauche sur la droite au 4ème étage du rez-de-jardin au coeur de la nébuleuse de la blogouinosphère nous invitent à faire la teuf aux 4 élèments, Paris 11.
Alors hop, on clique sur les liens pour en savoir plus, et puis on y va. A mardi.
http://www.foleffet.com/spip.php?ar…
http://www.foleffet.com/spip.php?ar…
http://www.foleffet.com/spip.php?ar…
L’autre nuit, j’ai rêvé qu’il était possible de personnaliser sa page FaceBook en passant par Blogger … Je pourrais me dire que c’est grave, mais ça change des fois où je rêve que mon ordi se met à faire des trucs de malade ou que de nouveaux posts ont été écrits sur mes blogs préférés. On a les rêves érotiques qu’on mérite …
Sur ce, je met ma cravate en cable USB et j’emmène portable et disque externe traîner à Cineffable … Y’a des endroits où l’incarnation geekienne est agréable.
Parce que y’a des meufs (bien) qui se cassent le cul à organiser des trucs (très) bien dans ce qu’on appelle "la province", parce que ça vaut le coup d’aller voir ailleurs ce qui se passe, faut aller faire un tour samedi au Grand Cordel, à Rennes (capitale de la bretagne et du rock’n’girls)
Le collectif Les Chattes Hurlantes t’invite à passer une soirée d’Enfer et à venir fêter les vivantes.
Pour débuter le carnage, on prendra bien le temps d’écouter Alone and Me aka Emilie et sa guitare, Deborah Degouts …prendra la relève avec un son plutôt electro/rock/politico/drôle et on enchaînera lentement pour faire monter la pression avec un mix de musique discount signé Jjude Box (revenue d’entre les morts, enfin, non pardon, de Montréal) et pour terminer on s’écorchera les pieds sur le son de Dj Tflow. Sur les murs, ne trôneront pas des têtes de morts mais bien les peintures de Georgette venue de Besançon pour l’occasion.
Plus plein d’autres trucs (ou pas).
Paf 5 €
Réservé aux filles.
Une gouine geek bibliothécaire, parisienne un peu à l’ouest, qui aime bien bidouiller des sites pour l’internet et parfois écrire des trucs.
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